Samuel Thiriot

lundi 14 novembre 2016
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Docteur en informatique de l’Université de Paris VI, je suis actuellement post-doctorant, rattaché à l’IRIT, enseignant à l’Université Toulouse Capitole et financé par le RTRA STAE (cf mon CV).

Activités de recherche

Mes recherches portent sur trois axes inderdépendants : la modélisation orientée agents de phénomènes sociaux (et plus généralement les systèmes complexes), les réseaux sociaux et l’intelligence ambiante.

Modélisation de phénomènes sociaux

La modélisation orientée agents est une approche de modélisation qui s’inspire de la métaphore sociale des systèmes multi-agents pour étudier des phénomènes collectifs. Dans le cadre de la simulation sociale, on représente donc dans le modèle des individus (les agents) en interaction dans un environnement. On simule ensuite l’évolution de ce système social, en étudiant les dynamiques collectives - souvent complexes - qui émergent de ces interactions locales.

Pendant mes travaux de thèse [7], j’ai utilisé les modèles orientés agents pour étudier la diffusion d’innovations (communication de nouveaux produits, nouvelles pratiques et nouvelles idées) dans une population, ainsi que les phénomènes de bouche à oreille qui interviennent dans ce processus social [5]. J’ai proposé une représentation des croyances des individus sur l’innovation sous forme de réseaux associatifs [3,4] qui permet de construire des modèles de diffusion d’innovation plus réalistes, plus lisibles et plus aisément paramétrables et validables.

Dans le cadre du projet MAELIA, je travaille aujourd’hui sur la modélisation de l’impact de normes (sociales et légales) sur un système socio-environmental. Ces recherches sont centrées sur l’usage de l’eau en situation de pénurie dans le bassin Adour-Garonne [9,11]

Réseaux sociaux pour la simulation sociale

Les "réseaux sociaux" sont utilisés en simulation sociale pour décrire la structure des interactions au sein de la population d’agents. L’impact de cette structure d’interactions sur la dynamique simulée étant important, j’étudie les critères de choix des réseaux utilisés dans les simulations [12], ainsi que des méthodes permettant de générer des réseaux d’interaction plus réalistes en utilisant des observations de terrain [10,6].

Intelligence ambiante

La promesse affichée de l’intelligence ambiante est de fournir à un ou plusieurs utilisateurs un environnement qui s’adapte automatiquement à ses attentes, notamment grâce à l’auto organisation des nombreux équipements informatiques qui entourent l’utilisateur (ubiquitous computing). Un système ambiant peut être vu comme un système multi-agents ouvert, hétérogène et collaboratif, conçu pour s’organiser afin de satisfaire les utilisateurs et d’assurer la sécurité du système. Je travaille notamment à l’adaptation de protocoles de communication socio-inspirés développés précédemment [7] à des scénarios d’intelligence ambiante concrets.

Autres activités

  • Président fondateur de l’association @res-ear.ch qui offre des redirections email permanentes aux chercheurs.
  • Co-organisateur des journées MARAMI’10, co-organisées entre l’IRIT et l’IMT (MARAMI : Modèles et Applications des Réseaux : Approches Mathématiques et Informatiques)
  • Co-organisateur de SNAMAS 2011

(c) Samuel Thiriot 2012-2016
Ceci est un site personnel. Les points de vue, intérêts de recherche ou opinions exprimés ici sont les miens et ne représentent pas nécessairement ceux de mon employeur.